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Angola |
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Dans
la municipalité de Mungo, la couverture sanitaire est nettement
inférieure à ce qu'elle devrait théoriquement
être. En effet, pour une population totale de 59 000, il n'existe
qu'un centre de santé (à Mungo centre - Commune de
Mungo) et un seul poste de santé (à Monte Alegre -
Commune de Cambuengo).
En 1975, date de l'indépendance, il existait 10 postes de
santé et 8 sous contrôle UNITA, jusqu'en 1998..
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HUAMBO
La province de Huambo
se situe au centre de l'Angola, dans le Planalto, une région constituant
un des fiefs historiques de l'UNITA. Son relief est celui d'un plateau
à 1400 mètres d'altitude. La végétation y
est de type savane avec présence de nombreux arbres fruitiers (avocatiers,
bananiers, manguiers, ananas). Le climat est tropical avec deux saisons
des pluies (une petite de septembre à décembre et une grande
de janvier à avril).
La municipalité (municipio) de Mungo, d'une superficie de 5400
km2, se situe au Nord Est de la province de Huambo et est limitrophe avec
la province de Bié. Elle se divise en 2 communes (Mungo et Cambuengo)
et la ville principale est Mungo sede, à environ 150 km de la capitale
provinciale de Huambo.
Population totale
: 58 942 personnes
commune de Mungo : 34 722 personnes soient 6 944 familles
commune de Cambuengo :24 220 personnes soient 4 844 familles
Les routes, qu'elles
soient goudronnées ou pas, sont en très mauvais état.
Il faut compter au minimum 4h00 pour se rendre en 4x4 de Huambo ville
à Mungo ville. Il est actuellement impossible d'atteindre en voiture
la moitié Nord de la municipalité car les ponts sont détruits
et les pistes non déminées par Halo Trust. Les zones actuellement
les plus isolées sont donc Bata, Cambuengo et Caiumbuca.
L'habitat est très dispersé (densité au kilomètre
carré faible), de type traditionnel en briques d'adobe (superficie
moyenne de 20m2 pour une famille de 5 personnes) avec un toit en tôle
ou en chaume. La quasi-totalité des " maisons en dur "
est détruite.
Les revenus et l'alimentation directe de plus de 90% de la population
sont issus de l'agriculture . La terre est très fertile et cette
région fut longtemps considérée comme le grenier
de la province de l'Angola (maïs, haricots, manioc, soja, sorgho,
pomme de terre, blé riz, tournesol, café, canne à
sucre et miel). La vente de charbon de bois assure aussi souvent un complément
de revenus.
L'élevage est quasi inexistant.
L'alimentation repose quasi exclusivement sur une pâte de farine
de maïs (fungh), parfois (rarement) accompagnée de poisson
séché ou de haricots rouges (non disponibles en ce moment).
En moyenne, une famille (5 personnes) consomme 1kg de fungh par repas.
45% de la population ne fait qu'un repas par jour et 85% deux par jour.
S'ils sont dans les champs, un complément est apporté au
cours de la journée par la cueillette de fruits.
Les apports alimentaires sont donc particulièrement pauvres en
protéines et généralement carencés en tryptophane.
L'économie
locale se résume aux cultures vivrières qui restent à
un niveau artisanal.
On trouverait dans la municipalité de Mungo quelques mines de diamants
qui représenteraient alors des zones risquées où
une présence étrangère est non souhaitée.
Le revenu moyen estimé par famille est de 10 Kwanza par jour (soit
1 Kg de farine de maïs pour 5 personnes) dans la municipalité
de Mungo et l'inflation moyenne des prix sur Mungo a atteint 130% au cours
de l'année passée .
La municipalité
de Mungo compte actuellement 6 540 déplacés (soit 523 familles)
dont près de la moitié dans la ville de Mungo. Ces déplacés
sont principalement originaires de la municipalité même ou
des municipalités limitrophes de la province de Bié. Environ
14 000 personnes dont 6000 dans les camps de démobilisation de
l'UNITA, originaires de Mungo, seraient elles-mêmes déplacées
dans d'autres municipalités du pays, et seraient donc susceptibles
de revenir. On les retrouve essentiellement dans la municipalité
de Bailundo, dans les provinces de Bié ou de Cuanza-Sud.
Janvier 2003
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